Emprunter quand on est entrepreneur ne se joue pas sur le même terrain que pour un salarié. Le banquier n’a pas trois bulletins de paie sous les yeux, il a des liasses fiscales, un résultat qui varie d’une année à l’autre, parfois une rémunération complétée par des dividendes, et des comptes personnels qui côtoient ceux de l’entreprise. Sa question reste pourtant la même : quelle mensualité pourrez-vous honorer, sans incident, pendant vingt ou vingt-cinq ans ?
Ce guide explique comment cette question est tranchée : ce que les règles imposent à toutes les banques, comment le revenu d’un indépendant ou d’un dirigeant est reconstitué, ce qui relève de la pratique propre à chaque établissement, et comment présenter un dossier qui répond d’avance aux objections.
L’ESSENTIEL EN SIX POINTS
- Toutes les banques appliquent un cadre commun fixé par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) : 35 % d’endettement maximum, assurance comprise, et 25 ans d’amortissement maximum.
- Le HCSF ne dit pas comment reconstituer le revenu d’un indépendant : chaque banque applique sa propre politique, le plus souvent à partir de la moyenne des derniers exercices.
- Le chiffre d’affaires n’est jamais le point de départ : ce qui compte, c’est le résultat fiscal ou la rémunération réellement perçue.
- Un seul mauvais exercice peut réduire la capacité d’emprunt de dizaines de milliers d’euros tant qu’il pèse dans la moyenne.
- L’assurance emprunteur entre dans le calcul du taux d’endettement : la comparer avant de signer augmente la capacité d’emprunt.
- Un dossier lisible (pièces à jour, dettes professionnelles et cautions déclarées, comptes propres) se négocie mieux qu’un dossier brillant mais confus.
SOMMAIRE
- Le cadre commun : ce que toutes les banques doivent respecter
- Quel revenu la banque retient selon votre statut
- Pourquoi la banque raisonne en moyenne
- Calculer sa capacité d’emprunt d’indépendant : méthode et exemple chiffré
- Les critères qui ne figurent dans aucune règle
- Dettes professionnelles, cautions et achat via une société
- Assurance emprunteur : un levier sous-estimé
- Apport, frais et coût réel de l’opération
- Délais et protections de l’emprunteur
- Le dossier type de l’entrepreneur
- Cinq erreurs fréquentes
- Questions fréquentes
- À retenir
1. Le cadre commun : ce que toutes les banques doivent respecter
Deux plafonds, fixés par le HCSF, s’imposent aux établissements pour l’octroi de crédits immobiliers :
- Taux d’effort : le rapport entre les charges d’emprunt et le revenu net avant impôt de l’emprunteur ne doit pas dépasser 35 %. L’assurance emprunteur est comptée dans ces charges dès lors que la banque en fait une condition d’octroi du prêt.
- Durée : l’amortissement ne dépasse pas 25 ans. Une tolérance de deux ans de différé existe lorsque l’entrée en jouissance du bien est décalée par rapport à l’octroi du crédit (achat sur plan, construction, gros travaux). La maturité totale peut alors atteindre 27 ans, mais la période d’amortissement reste de 25 ans au plus : le différé n’augmente donc pas le capital empruntable.
Ces règles s’appliquent à la production de chaque banque, trimestre par trimestre, avec une marge de flexibilité : jusqu’à 20 % des nouveaux crédits immobiliers peuvent y déroger. Au sein de cette marge, au moins 70 % sont réservés à l’achat d’une résidence principale et au moins 30 % aux primo-accédants, ce qui laisse environ 6 % de la production pour tous les autres cas : investissement locatif, résidence secondaire, dossiers atypiques. Compter sur la marge de flexibilité pour un dossier d’entrepreneur à 38 ou 40 % d’endettement, c’est donc entrer en concurrence avec tous les autres dossiers dérogatoires du trimestre.
Trois précisions utiles. Les renégociations, rachats et regroupements de crédits sont hors du champ de ces règles, qui visent l’octroi de crédits nouveaux. La banque a de plus l’obligation de vérifier la solvabilité de l’emprunteur : elle consulte le fichier des incidents de remboursement (FICP) et analyse les revenus, l’épargne, les dépenses et les dettes. Enfin, ces plafonds sont réexaminés périodiquement par le HCSF : vérifiez la mesure en vigueur avant de bâtir un projet sur un seuil précis.
2. Quel revenu la banque retient selon votre statut
Le revenu pris en compte dépend d’abord de votre statut juridique et social. Un point de repère officiel : le dirigeant associé majoritaire de SARL, le dirigeant associé d’EURL et l’associé de SNC relèvent du régime des travailleurs non salariés ; les autres dirigeants, notamment le président de SAS ou de SASU et les gérants minoritaires ou égalitaires de SARL, sont assimilés salariés.
À partir de là, les banques raisonnent le plus souvent de la manière suivante. Il s’agit d’une pratique, non d’une règle : elle varie d’un établissement à l’autre.
| Statut | Ce que la banque examine en priorité |
|---|---|
| Entrepreneur individuel ou profession libérale (BIC, BNC) | Le résultat fiscal des derniers exercices, jamais le chiffre d’affaires |
| Micro-entrepreneur | Le bénéfice imposable, c’est-à-dire le chiffre d’affaires après abattement forfaitaire, sur plusieurs années |
| Gérant majoritaire de SARL ou d’EURL | La rémunération perçue, parfois complétée par des dividendes, et l’état de la société |
| Président de SAS ou de SASU | Les bulletins de paie et, selon les banques, les dividendes, avec l’examen des comptes de la société |
Dans tous les cas, le HCSF retient pour le taux d’effort un revenu net avant impôt, et il écarte les revenus exceptionnels : une plus-value, une indemnité ou un dividende unique n’ont pas vocation à être comptés comme un revenu régulier.
3. Pourquoi la banque raisonne en moyenne
Un revenu d’indépendant varie. Pour éviter qu’un très bon exercice ne masque une tendance fragile, les banques calculent le plus souvent une moyenne sur les derniers exercices clos. D’après des courtiers spécialisés, ce sont généralement les trois derniers bilans qui sont analysés, deux étant parfois acceptés, et une ancienneté d’environ trois ans est souvent attendue, tout en restant négociable selon les profils. La banque regarde aussi la tendance : trois résultats en hausse rassurent davantage que trois résultats identiques en moyenne mais en baisse.
Cette logique a une conséquence concrète : un exercice creux pèse dans la moyenne pendant plusieurs années, et un très bon exercice récent est atténué par les précédents. Elle explique aussi pourquoi l’optimisation fiscale a un coût : plus vous réduisez votre résultat imposable, moins la banque en retient.
4. Calculer sa capacité d’emprunt d’indépendant : méthode et exemple chiffré
La méthode est mécanique. On part du revenu mensuel retenu, on en prend 35 %, on retranche les crédits en cours, et l’on calcule le capital qu’une telle mensualité permet de rembourser sur la durée choisie.
Prenons un indépendant dont le résultat imposable a été de 72 000 €, puis 60 000 €, puis 48 000 € sur les trois derniers exercices, le plus récent étant le plus faible. La banque retient la moyenne : 60 000 € par an, soit 5 000 € par mois. À 35 %, la mensualité maximale est de 1 750 €, assurance comprise.
Hypothèses de l’exemple, purement illustratives et sans lien avec les taux du moment : taux nominal de 3,5 %, durée de 25 ans, assurance à 0,25 % par an calculée sur le capital initial. La capacité d’emprunt ressort alors à environ 335 600 €.
Voici ce qui change si l’un des paramètres bouge, toutes choses égales par ailleurs :
- si la banque ne retient que l’exercice le plus récent (4 000 € par mois), la mensualité tombe à 1 400 € et la capacité à environ 268 500 € : près de 67 000 € de moins ;
- avec un crédit en cours de 400 € par mois, la mensualité disponible passe à 1 350 € et la capacité à environ 258 900 € ;
- avec un taux nominal supérieur d’un point (4,5 % au lieu de 3,5 %), la capacité baisse d’environ 9,6 % ;
- sur 20 ans au lieu de 25, elle baisse d’environ 13 % ;
- avec une assurance à 0,60 % au lieu de 0,25 %, elle baisse d’environ 5 % ;
- en visant 33 % d’endettement au lieu de 35 %, vous renoncez à environ 19 200 € de capacité, mais vous gagnez de la marge face à une lecture plus prudente de vos revenus.
Pour refaire ce calcul avec vos propres chiffres, un calculateur de capacité d’emprunt immobilier applique la règle des 35 %, retient un bénéfice moyen pour les revenus de non-salarié et chiffre les frais d’acquisition. Il donne un ordre de grandeur, pas une promesse de financement : chaque banque garde sa propre appréciation.
Pour estimer rapidement, le tableau ci-dessous donne le capital qu’une mensualité de 1 000 € permet d’emprunter, hors assurance, selon le taux et la durée. Il suffit de le multiplier par votre mensualité disponible divisée par 1 000. Ce sont des résultats mathématiques, valables quel que soit le contexte de marché.
| Taux nominal | 15 ans | 20 ans | 25 ans |
|---|---|---|---|
| 2 % | 155 400 € | 197 700 € | 235 900 € |
| 3 % | 144 800 € | 180 300 € | 210 900 € |
| 4 % | 135 200 € | 165 000 € | 189 500 € |
| 5 % | 126 500 € | 151 500 € | 171 100 € |
L’assurance réduit ces montants : à 0,30 % par an sur le capital initial, la capacité à 3 % sur 20 ans passe de 180 300 € à environ 172 500 € pour 1 000 € de mensualité.
5. Les critères qui ne figurent dans aucune règle
Une fois le revenu reconstitué, le banquier regarde ce qui l’entoure. Aucun de ces éléments n’est fixé par un texte, mais ils pèsent sur la décision et sur le taux proposé.
L’ancienneté de l’activité d’abord. Une activité installée depuis plusieurs exercices rassure davantage qu’une activité récente, même très rentable : avec une ou deux années de recul, la moyenne repose sur trop peu de points pour être convaincante.
La tenue des comptes ensuite. Des comptes personnels sans découvert récurrent, une épargne qui se constitue et des prélèvements dans l’entreprise cohérents avec le résultat racontent une gestion maîtrisée. À l’inverse, des prélèvements qui dépassent régulièrement le bénéfice suggèrent une trésorerie tendue.
La solidité de l’entreprise enfin. Pour un crédit immobilier personnel, la banque ne finance pas votre société, mais elle en lit les comptes pour juger de la pérennité de votre revenu : fonds propres, endettement professionnel, régularité de l’activité. Une entreprise fragile rend un revenu élevé moins crédible.
L’emprunteur secondaire joue aussi un rôle : un co-emprunteur dont le revenu est stable, par exemple en CDI, renforce nettement un dossier.
6. Dettes professionnelles, cautions et achat via une société
Vos engagements professionnels peuvent s’inviter dans l’analyse de votre dossier personnel. Si vous avez donné votre caution personnelle à un prêt professionnel, la banque peut en tenir compte dans l’appréciation de votre endettement, même si la société rembourse normalement le prêt. Mieux vaut le déclarer et le documenter dès le départ, avec le tableau d’amortissement, plutôt que de le voir apparaître lors des vérifications.
Si vous envisagez d’acheter par l’intermédiaire d’une société civile immobilière, une précision officielle du HCSF mérite d’être connue : un prêt à une SCI entrant dans le champ de la décision ne permet généralement pas de calculer un taux d’effort, et il relève donc a priori des exceptions pour lesquelles la marge de flexibilité a été prévue. Ce type de dossier se négocie donc au cas par cas. Quant à l’achat de locaux professionnels par votre société, il relève le plus souvent d’un financement professionnel analysé sur les comptes de la société : renseignez-vous auprès de votre banque sur le cadre applicable avant de comparer avec un crédit immobilier personnel.
7. Assurance emprunteur : un levier sous-estimé
L’assurance emprunteur n’est pas obligatoire au sens de la loi, mais la banque peut l’exiger comme condition d’octroi, et c’est ce qu’elle fait dans la pratique. Ses garanties minimales, généralement le décès et l’invalidité, figurent dans la fiche d’information remise avant la signature. Comme elle est comptée dans le taux d’endettement, son coût réduit directement votre capacité d’emprunt.
Quelques règles à connaître :
- vous n’êtes pas tenu de prendre le contrat de la banque : vous pouvez choisir un autre assureur, à condition que ses garanties soient équivalentes à celles que la banque exige ;
- depuis la loi du 28 février 2022, vous pouvez résilier et changer d’assurance à tout moment, sans attendre la date anniversaire, et la banque doit répondre à votre demande dans un délai de dix jours ouvrés ;
- aucun questionnaire de santé n’est demandé lorsque le prêt assuré ne dépasse pas 200 000 € par assuré et se termine avant le 60e anniversaire de l’emprunteur ; au-delà, il faut répondre avec soin, car une réponse inexacte peut entraîner un refus de prise en charge ;
- en cas d’antécédent médical, la convention AERAS prévoit un droit à l’oubli : pour un cancer ou une hépatite C, vous pouvez ne pas déclarer la maladie lorsque le protocole thérapeutique est terminé depuis au moins cinq ans sans rechute.
Pour un indépendant, une attention particulière s’impose aux garanties d’arrêt de travail et d’invalidité. Elles servent à rembourser le prêt, pas à financer vos charges personnelles ni celles de l’entreprise : elles ne remplacent donc pas une prévoyance. Regardez leurs définitions, leurs délais de franchise et la façon dont l’invalidité est appréciée, en lien avec votre métier.
Enfin, le TAEG, qui détermine le respect du taux d’usure, inclut le taux nominal, les frais de dossier, les frais de courtage éventuels et le coût de l’assurance et des garanties obligatoires. Le taux d’usure est le TAEG maximal légal : calculé et publié par la Banque de France à partir d’enquêtes trimestrielles, il s’applique aux crédits aux particuliers. Une assurance très chère, due par exemple à une surprime médicale, peut donc suffire à rendre une offre impossible alors même que le taux nominal semble confortable.
8. Apport, frais et coût réel de l’opération
Le prix du bien n’est pas le seul poste à financer. Les frais d’acquisition, souvent appelés frais de notaire, représentent de l’ordre de 7 à 8 % du prix dans l’ancien et de 2 à 3 % dans le neuf, selon les notaires. Ils comprennent surtout des droits de mutation reversés à l’administration, dont le taux varie selon les départements, ainsi que la rémunération du notaire et des débours. À cela s’ajoutent les frais de garantie (caution, privilège de prêteur de deniers ou hypothèque) et les frais de dossier bancaires.
En pratique, les banques attendent un apport qui couvre au moins ces frais : un financement à 100 %, frais compris, reste possible mais il est apprécié avec beaucoup plus de prudence. Pour un entrepreneur, l’apport a un double rôle : il réduit le montant emprunté et il prouve une capacité d’épargne indépendante de l’activité.
9. Délais et protections de l’emprunteur
Une fois l’offre de prêt émise, la loi vous protège : un délai de réflexion minimal de dix jours calendaires s’applique avant de pouvoir l’accepter, et l’offre doit rester valable au moins trente jours à compter de sa réception. Dans la promesse ou le compromis de vente, la condition suspensive d’obtention du prêt vous permet de ne pas acheter si le financement est refusé. Un dossier d’entrepreneur se monte plus lentement qu’un dossier de salarié, car il demande plus de pièces et plus d’explications : lancez les démarches avant de signer plutôt qu’après.
10. Le dossier type de l’entrepreneur
Un dossier clair raccourcit l’analyse et rassure. Voici les éléments qui reviennent le plus souvent :
- les bilans ou liasses fiscales des deux ou trois derniers exercices, et les avis d’imposition correspondants ;
- un point à jour sur l’exercice en cours : situation intermédiaire, chiffre d’affaires, carnet de commandes ;
- les relevés de comptes personnels et professionnels des derniers mois, accompagnés d’explications sur les mouvements inhabituels ;
- un tableau récapitulatif de tous vos crédits, personnels et professionnels : échéance, capital restant dû, durée, cautions éventuelles ;
- les justificatifs d’épargne et d’apport ;
- les documents du projet : compromis ou promesse de vente, devis de travaux, estimation du bien ;
- les pièces d’identité, justificatif de domicile et situation familiale, ainsi que, le cas échéant, les revenus du co-emprunteur.
Rédiger une courte note de présentation de l’activité (ancienneté, clientèle, perspectives, raisons d’une baisse éventuelle de résultat) coûte une heure et évite des malentendus qui prennent des semaines à lever.
11. Cinq erreurs fréquentes
- Optimiser fiscalement à l’extrême juste avant la demande. Gonfler les charges pour réduire le résultat imposable réduit aussi le revenu que la banque retient. Si un projet immobilier se dessine, arbitrez en amont.
- Présenter un exercice exceptionnel comme un revenu normal. La banque le neutralisera ou le lissera ; mieux vaut l’expliquer que le laisser passer pour du revenu récurrent.
- Oublier les cautions données à l’entreprise ou à des tiers. Elles réapparaissent lors des vérifications et fragilisent la confiance.
- Négliger l’assurance et les frais annexes au profit du seul taux nominal. L’assurance entre dans le taux d’endettement et peut changer le montant empruntable.
- S’y prendre trop tard. Compte tenu des délais d’analyse d’un dossier d’indépendant, mieux vaut préparer les pièces avant de s’engager sur un bien.
12. Questions fréquentes
Peut-on emprunter la première année d’activité ?
C’est difficile et dépend des banques. Faute de bilans, l’analyse s’appuie sur les revenus antérieurs, par exemple un contrat de travail précédent, sur l’apport, sur un co-emprunteur stable et sur des prévisions prudentes. Les courtiers indiquent qu’une ancienneté d’environ trois ans est souvent attendue, avec des exceptions selon les profils.
Quel taux d’endettement maximal pour un indépendant ?
Le même que pour tous les emprunteurs : 35 % du revenu net avant impôt, assurance comprise, avec une marge de flexibilité limitée dont dispose chaque banque.
La banque tient-elle compte du chiffre d’affaires ?
Non, en règle générale. Elle s’intéresse au résultat fiscal ou à la rémunération, après charges, calculés sur plusieurs exercices.
Les dividendes sont-ils comptés ?
Cela dépend des banques. Elles les examinent sur plusieurs années et les retiennent plus volontiers lorsqu’ils sont réguliers ; un dividende exceptionnel est en principe écarté.
L’assurance emprunteur est-elle obligatoire ?
Non, la loi ne l’impose pas, mais la banque peut l’exiger comme condition du prêt. Vous pouvez choisir un autre assureur que celui de la banque si les garanties sont équivalentes.
Faut-il un apport ?
Il n’existe pas de minimum légal, mais les banques attendent en général un apport couvrant au moins les frais d’acquisition et de garantie.
Peut-on changer d’assurance après la signature ?
Oui, à tout moment, en respectant l’équivalence des garanties. La banque doit répondre sous dix jours ouvrés.
13. À retenir
Le cadre est le même pour tous : 35 % d’endettement, assurance comprise, et 25 ans d’amortissement, avec une marge de flexibilité étroite. Ce qui distingue l’entrepreneur, c’est la manière dont la banque reconstitue son revenu, le plus souvent par une moyenne des derniers exercices, et le poids de l’ancienneté, de la trésorerie et des engagements professionnels dans son appréciation. Calculer sa capacité sur un résultat moyen plutôt que sur sa meilleure année, déclarer chaque engagement, comparer les assurances et plusieurs établissements : ce sont les trois leviers les plus efficaces avant de pousser la porte d’une agence.
Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé : les conditions d’octroi dépendent de chaque établissement et peuvent évoluer.
SOURCES
- HCSF, mesure relative à l’octroi de crédits immobiliers et FAQ des décisions : economie.gouv/hcsf
- Service-public.gouv.fr, assurance emprunteur
- Service-public.gouv.fr, prêt immobilier (délais, solvabilité, TAEG)
- Service-public Entreprendre, protection sociale du dirigeant
- Banque de France, taux d’usure
- ANIL, réforme de l’assurance emprunteur : anil.org
- Économie.gouv.fr, convention AERAS




